10/09/2007
L appel (lointain) de la sueur
Les éléments se sont ligués contre Antoinette ces 2 dernières semaines…
D’abord, la rentrée scolaire et professionnelle avec ce que ça peut impliquer de nouvelles «bonnes résolutions»: la fameuse perte de masse graisseuse accumulée pendant les vacances évoquée dans la précédente note, l’idée de ranger sa chambre au moins une fois par semaine et ne plus laisser s’accumuler vêtements propres, vêtements portés mais toujours propres et vêtements sales dans la même pile, le projet de visionner enfin les 6 saisons des Sopranos enV.O….
Puis, l’accompagnement du Cornichon à la «Coupe de monde de descente de Roller» la semaine dernière.
Antoinette vous le concède, le terme de coupe du monde est un peu pompeux. La fédération de descente roller doit compter environ 50 licenciés en France et quelques adeptes occasionnels dont le vinaigré galant.
Du reste, les organisateurs ont un goût prononcé pour la grandiloquence, le site internet de la manifestation faisait état d’un « village du roller» que le Cornich’ avait évoqué le matin mais dont la fréquentation avait été mise de côté au profit d’une virée au nouvel HetM tout frais ouvert et qui a couté une casquette et une paire de chaussettes à Antoinette.
Effectivement, Antoinette était un peu gênée d’avoir privé son mâle de cette activité et s’en voulait un peu du manque que cela avait pu créer, elle acceptât donc de l’accompagner voir la descente pendant quelques heures d’affilée.
Sur les lieux, le «village» était toujours en place, à la vue des 2 tentes juxtaposées sur une bordure de pelouse, Antoinette a suggéré au Cornichon d’appeler ça le hameau ou encore la guérite parce que c’était vraiment de la poudre aux yeux ou du foutage de gueule selon où on se place.
Les descentes se font au rythme de M. Carotte, véritable M. Loyal à roulettes, qui annonce les descentes des participants en prenant une voix de clown ( les petits n’enfants.. c’est qui qui va descendre?) et en distribuant des échantillons cadeau (des pansements pour l’occasion). M. Carotte assume à fond le rôle de la caravane du tour et de la voiture balai mais en plus petit (comme le camping du roller).
Au moins, c’est l’occasion de prendre l’air…
Enfin, hier, accompagnée de sa new coloc, et avant d’aller prendre l’apéro bien mérité du dimanche midi, Antoinette s’est laissée aller à regarder les participants à une course de VTT organisée dans le tout Lyon et s’adressant soi-disant aux petits et aux grands et à tous les niveaux de pratique.
Le spot choisi par celles-ci n’était a priori pas dans le programme de départ: il s’agit du bas d’une descente d’escalier venant de Fourvière que les vététistes devaient descendre de préférence sur leur engin et non pas à côté.
A la mine piteuse des sportifs et aux quelques chutes observées, il semble que ça n’était pas le moment le plus reposant de la course, la promenade de santé devait être légèrement avant pour chauffer un peu tout le monde.
Pour ne pas laisser ces bonnes ondes sportives se diffuser inutilement, Antoinette a donc décidé d’aller trainer ses guêtres dans une salle de sport fraichement ouverte à 2 pas de chez elle.
Reçue par Steve (ce n’est pas un nom d’emprunt, ça s’appelle juste la prédisposition), elle a donc écouté sagement les programmes proposés par l’endroit et leurs conditions tarifaires, elle a visité l’endroit avec intérêt (en hochant la tête, en regardant dans les coins s’il n y a pas de poussière), elle a posé des questions fines et pointues avant de repartir chez elle avec une invitation à suivre une séance d’entrainement gratuite et à se délester mensuellement d’une somme rondelette.
Sur le chemin du retour, Antoinette a donc pesé le pour et le contre, pour finalement envisager une solution de transition: ressortir son vieux stepper de sous le lit et attribuer la somme éventuellement dévolus à la cotisation du club de sport à des achats de fond comme: une nouvelle paire de chaussures par mois, un weekend en roulotte ou autres occupations nettement plus intéressantes.
Elle se paiera donc le luxe de stepper en pyjama tout en regardant les Sopranos quand bon lui semblera.
19:30 Publié dans il était une fois dans l'ouest | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27/08/2007
A la soupe
Pendant ces dernières semaines, congés payés ou non, Antoinette a été de tous les repas, de tous les restaurants, de toutes les boulangeries-patisseries-chocolateries, de tous les troquets qui servent des cacahuètes ou autres oléagineux en même temps que leurs apéritifs, de toutes les cabanes à frites.
En un mot comme en cent, Antoinette s’est goinfrée. Sans aucune vergogne.
D’habitude l’été c’est une période où le commun des mortels mange moins, où il fait trop chaud pour penser « tartiflette», « supplément frites» et «menu à volonté».
Mais pas celui-ci, une moyenne de 20°, oui forcément, l’effet psychologique de l’été fait qu’une quantité improbable de glaces a été ingurgitée mais l’effet physique de la température extérieure a entraîné un regain d’appétit chez Antoinette, une petite resucée comme dirait le charcutier.
Malheureusement, une période de gavage, ordonnée selon ces termes de la part d’Antoinette « «attends, je finis ma glace», «attends je pose mon morceau de chocolat, de gâteau, de clafoutis…», «tiens et si on allait au resto ce soir, j’ai pas envie de faire à manger?» ou encore «ce soir ça sera blanquette de veau/pommes de terre au beurre», laisse forcément des séquelles.
Pour Antoinette, la prise de conscience a été lente, elle s’est d’abord rendue compte que son habituel 90 A débordait un peu ce qui ne la gênait pas forcément (oui, je vais enfin avoir une taille adulte!) donc le laisser-aller a continué.
Puis un jour, se dandinant en haut de bikini/short à la charcuterie, elle repère une protubérance molle au dessus de sa ceinture.
Afin de vérifier si ses yeux ne lui jouent pas des tours, elle prend le charcutier à témoin «dis moi, j aurai pas pris un peu de poids?».
Suite à cette phrase, la vie d’Antoinette s’est jouée en un instant, le charcutier s’est saisi de la protubérance, l’a pincé et a lâché un « si, si, là, potch!».
«Potch», c’est l’onomatopée préférée du charcutier pour symboliser des doigts qui sont pris dans la graisse de ventre, des doigts qui sont happés plus exactement, un bruit qui te montre que tu n’as pas de poignées d’amour mais pire que ça, un bruit qui te fait trembler dans ta culotte.
Non content de son petit effet, le charcutier ajoute «ça fait combien de temps que t’es pas montée sur le juge de paix?» Le magistrat en question a été soigneusement rangé sous une armoire par Antoinette pour éviter la tentation de la pesée estivale.
Grave erreur, Antoinette a déjà commencé ses réserves hivernales et le juge de la masse graisseuse affiche 3 kilos de plus par rapport aux 2derniers mois.
Une seule solution: terminés les paquets de gâteaux à la noix de coco mitonnés par bonne maman et gloutonnés à quatre heures! Terminés les glaces à l’italienne 12 boules avec supplément chantilly et vermicelles colorés! Terminés aussi les formules «apéritif + pré-entrée + entrée +plat +fromage + pré-dessert + dessert + café + digestif + sieste».
Pour l’assiette d’Antoinette, le mois de septembre s’annonce bien morne, elle ne sentira que l’odeur des légumes cuits à l’eau, des fruits frais, du fromage blanc à 0% et de la soupe maison sans sel ( à ceux que ça intéresse: pour éviter la rétention d’eau).
Elle espère quand même que la supervision de son tour de taille par le Cornichon lui laissera encore connaître le goût d’un croissant au beurre (et pas à la margarine) au moins une fois par semaine, ou la douceur du gâteau de Savoie cuisiné avec amour par la fille de Marc Veyrat et humer les volutes d’une tablette de chocolat au lait fourrée à la truffe.
18:57 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21/08/2007
Top à la vachette
Un titre facile, qui peut s’appliquer à beaucoup de choses…
Avant de rentrer dans le vice du sujet, Antoinette te prie de l’excuser cher lecteur/trice pour la si longue attente qui vient de passer entre 2 notes. Mais c’était pour le bien-être de tes futures lectures, Antoinette pourra de raconter comment elle a rempoté des plantes qui ont toutes fini ou presque par crever, comment elle a repeint et recouvert des chaises en se tapant sur tous les doigts ou presque, les vacances du Cornichon, l’anniversaire du Boud’ et le devenir de son agréable occupation rémunérée.
Comme tu vois, Antoinette n’a pas récuré que des bidets pendant ce mois-ci, elle a été un peu surchargée et comme ça arrive rarement, quand ça arrive: elle ne sait pas forcément gérer haut la palme…
Cela écrit, elle a quand même trouvé le temps de dégoter une petite perle de la télévision.
Habituellement, l’été c’est le moment où vous retrouvez les émissions spéciales gens qui ne sont pas en vacances, gens sont restés chez eux ou tv-addict, donc par conséquent, pas trop regardant.
«Jeu créé en juillet 1962, j’étais tout d’abord diffusé sur la RTF. Basé sur l’affrontement de 2 équipes locales autour d’épreuves à dominante sportive, je traverse la France en fonction de mes participants, longtemps présenté par Guy Lux et Léon Zitrone assistés de Simone Garnier, je suis, je suis…» Vous l’aviez chez vous…
Ce jeu formidable souhaite plaire à toute la famille, Julien Lepers est maintenant là pour la caution culturelle du jeu, Tex pour la caution (soi-disant) humoristique, un vieil arbitre de foot pour dire que l’esprit du sport est conservé et Philippeu Corti pour dire qu’on plait aux jeunes.
Antoinette t’entend déjà en train de râler et de dire qu’Interville est loin d’être une perle de la télévision. Elle sait. Elle est d’accord.
Par contre, elle observe que toute bonne émission télé se dote d’un DJ et de dames légères et court vêtues qui ondulent , qui se frottent, qui convulsent.
Regarde un peu par-là:
Philippeu Corti étant déjà pris par Interville pour réanimer les puristes, Jean-Roch devient chauffeur de salle. Il décide qu’il n’y a pas que les villes du sud ouest traversées par Interville qui ont le droit à un peu de publicité mais aussi St-Tropez, parce que cette année, à cause du temps, ça manque un peu de touristes. En plus, grâce à cela, il va pouvoir exhiber toute sa collection de débardeurs ultra-moulants et de shorts longs tout en camaïeu de roses et verts.
Le concept est simple.
Le jeu se déroule autour de la piscine d’un club de JR en plein après midi. Des vacanciers de 18 à 25 ans se trémoussent sur du gros son.
Aidé de Barbara Anelka( il s’agit bien de l’épouse d’un joueur de foot, ça va ensemble) chorégraphe en titre de l’émission qui est là pour bouger des bras, hurler des « c’est chooooooooo» dans son micro et surtout pour «kiffer», JR désigne 2 jeunes filles ou 2 jeunes hommes, qui sont là pour l’amour de la dance (et non pas la danse on est pas là pour vendre de la choucroute et des valses de vienne), pour une «Battle» où ils vont s’affronter sur un podium au dessus d’une piscine.
Ces candidats sont désignés pour leur faculté à oublier qu’un jour ils auront à ce justifier de ce qu’ils auront fait. Pour les demoiselles, le dress-code est très simple: un haut de maillot de bain taille 12 ans et en bas quelque chose à fort pouvoir découvrant mais toujours dans des couleurs chatoyantes. Pour les messieurs, ça demande plus de préparation, il faut des abdos, et un short un peu sur le modèle de celui de Jean-Roch qu’il est surement possible de trouver en vente au vestiaire.
Pendant que les combattants se tortillent, Jean-Roch trouve des surnoms à tout le monde, si tu es une jeune fille noire à chevelure frisée tu es Béyoncé ou une panthère noire; si tu es un garçon noir, si tu es chocolat; tu es un garçon avec les cheveux tressés, tu es Sean Paul, (si vous en trouvez chez vous, envoyez les d’urgence à JR, il est vite à court). JR participe à sa façon, il rappelle toujours qu’ici c’est choooooooooo et encourage les jeunes filles à chauffer tout le monde pour pouvoir encore hurler que c’est chooooooo et qu’il kiffe.
La désignation des vainqueurs est faite par une simple phrase: «pour toi je flashe et pour toi je splashe», le perdant tombe dans la piscine et le gagnant a le droit de se dandiner à côté de Barbara et de ses Ray-ban. Antoinette imagine qu’il doit aussi gagner des consommations mais jamais un prix n’a été évoqué dans cette émission, juste ce titre de « gagnant de la Splash Dance».
Damned, devant cette profusion de détails, maintenant vous savez où Antoinette a passé son été…
18:20 Publié dans territoire sans loi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note






